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Decabulle (by Papounette)

Pourquoi les journées créatives n'ont que 24 heures ??? Si vous avez du temps libre en stock, je suis preneur !

jeudi 04 octobre

Nous & nos enfants ; se taire ou en parler ?

Cruel dilemme pour certaines d'entre nous peut-être... A l'annonce de la maladie, doit-on, peut-on en parler à ses enfants ? En a-t-on le courage ? Vont-ils comprendre ? Quelle sera leur réaction ?

Pour ma part, je ne me suis même pas posée la question : je me devais de leur en parler !
La pire des choses auraient été de ne pas le faire. Les enfants ressentent la tension qui règne dans le foyer. Ne pas mettre de mots dessus, c'est les inquiéter d'avantage, les angoisser. Ils ne pourront comprendre le changement d'attitude des parents, au risque de culpabiliser et de s'enfoncer dans un mutisme néfaste. Leur mentir, c'est risquer de perdre toute crédibilité auprès d'eux et d'égratigner leur confiance en nous.
Je pense qu'il faut leur en parler le plus tôt possible (il faut d'abord "digérer" soi-même l'annonce). Ne pas attendre l'hospitalisation ou le début des traitements. Leur expliquer avec des mots simples que l'on est malade, que cette maladie s'appelle le cancer... Les enfants n'associent pas (encore) le mot cancer au mot mort.
Nul besoin d'entrer dans les détails si les enfants ne posent pas de question. Ces questions viennent petit à petit. Il est même quasi certain que le sujet dérangeant de la mort sera abordé. Parfois même sans ménagement, comme l'a fait Clément, alors âgé de 7 ans. Je n'ai pas cherché à lui mentir. Simplement, je lui ai dit que des médecins spécialisés allaient s'occuper de traiter au mieux mon cancer.

Parler avec eux des effets secondaires possibles des traitements. J'ai tenu à sensibiliser de suite mes enfants au fait que j'allais être fatiguée, moins patiente... Que j'allais perdre mes cheveux... mais qu'ils repousseraient à la fin du traitement.

A ma sortie de l'hôpital, juste après la mastectomie, mes enfants ont voulu voir la "cicatrice". Une façon pour eux de se rassurer, de démystifier l'acte chirurgical. J'ai accepté. Je les ai simplement avertis que cette cicatrice étant encore toute récente, ils allaient voir les fils mais que ces derniers seraient retirés sous quelques jours. Ils ont regardé. C'en a été terminé des questions. Nina (4 ans) s'est alors montrée beaucoup plus prévenante et douce, ne souhaitant pas me faire mal en me prenant, par exemple, par le cou.

J'ai aussi averti les enseignants de mes enfants. Bien m'en a pris car Clément se montrait beaucoup plus turbulent lors de mes hospitalisations. Au lieu de le punir, son institutrice le faisait parler et le rassurait.

Alors OUI, il faut en parler !
Avec des mots différents selon les âges.
Selon sa propre sensibilité.
Accepter de risquer de se prendre des questions dérangeantes en plein visage.
mais il faut en parler.

Vos bulles...

--> La de P'tit Oiseau, le jeudi 04 octobre :

Je suis tout à fait d'accord avec toi a ce sujet et celà a du te faire du bien aussi de dire la vérité à tes petits bouts...
Je pense que toutes les personnes atteintes de cette fichue maladie vont reprendre confiance et courage en venant voir ce blog plein d'espoir!
Très bonne et douce journée à toi et gros bisous...

--> La de marijo, le jeudi 04 octobre :

Je suis tout à fait d'accord avec toi Papou. De quel droit les enfants ne seraient pas au courant de ce qui les concerne, parce que la santé des proches ça les concerne.

De toute manière le mensonge même par omission reste un mensonge.

--> La de Nath46, le jeudi 04 octobre :

Aussi d'accord car le mutisme et l'absence de réponses aux questions inquiètent les enfants davantage encore... ils sentent, ils savent mais leur parler appaise certainement !
Bravo pour ton courage !

--> La de Mamilou, le jeudi 04 octobre :

Parler en prenant le temps de trouver le mot juste, en prenant le temps de dire ce qu'il faut pour rassurer et répondre aux questions qui viennent. Cela vaut mieux que toutes les réponses faites dans l'urgence et qui ne collent que peu souvent à l'attente de l'enfant.
C'est le cas face à la maladie et aussi face à la mort...rien ne doit être laissé dans le flou quand on construit des enfants...
C'est exigeant mais c'est la seule voie.
Merci à vous de dire ces choses,c'est l'espoir qui se transmet.

--> La de Cerise violette, le jeudi 04 octobre :

Oui , parler, dire , expliquer , raconter, questionner ... Tout sauf des zones d'ombre , de fantômes qui effraient plus que la vérité . Mais ce n'est pas facile de dire .

Il m'arrive de me taire quand je n'ai pas les résultats médicaux , pour ne pas effrayer bêtement mes enfants (tous adultes ) mais quand je sais, je dis .

Bisous, papou , bisous .

La de MAMOUR10, le jeudi 04 octobre :

EN PARLER OU PAS .... EST TOUTE LA QUESTION..

Tu as fait comme tu l'as senti PAPOUNETTE..

Il y en a qui préfère le dire - il y en a d'autres qui reste dans le "flou" en disant qu'elle ou qu'il sont malade - mais sans mentionner la maladie, et il y en a d'autre qui préfère "cacher ou taire (je préfère le terme)

MOI JE NE JUGE PAS... Chacun fait comme il "le sent"..
je fait partie d'un groupe d'ancien "malade" qui aident les "nouveaux (excusez du terme) malades en "protocole" et je ne me permet pas d'opter pour l'une ou l'autre des situations.. le dire - pas le dire - minimiser la maladie etc...

l'important c'est de ne pas culpabiliser, ni de faire peur à ses proches - ni d'être fuit (enfin de faire peur) ... car la maladie inspire encore des peurs irraisonnées et quelquefois pour "sa tranquillité" il peut être préférable de la taire..

Chacun fait comme il le sent et c'est bien ça l'important..

BISOUX
MAMOUR (josye)

P.S. Tient bon et dit toi que la vie vaux le coup d'être vécue..

--> La de petiboutz, le vendredi 05 octobre :

Et puis les enfants....

Les enfants, ce sont des êtres étonnants, de qui peuvent sortir tant de choses, et qui comprennent parfois les choses avec une finesse si tendre et douce....

Merci pour ce beau témoignage belle Papou :-))

--> La de fabie, le vendredi 05 octobre :

j'admire ta personnalité, ta créativité, tout simplement ces petits mots parce que tu les mérites amplement !

--> La de bluefairie, le samedi 06 octobre :

il n'y a rien de pire que le non dit surtout pour les enfants, tu as pris la bonne décision, tu es une femme courageuse, je t'admire , bisous

--> La de crazypatch, le lundi 08 octobre :

Comme tu le dis si bien, une fois que l'on a digéré l'annonce de la maladie....ce qui est déjà une étape à passer, oui je suis d'avis qu'il faut le dire aux enfants, de toutes façons ils devinent et pensent au pire si on ne dit rien.Mais prévenir également la maîtresse est très important, L'ayant vécu plusieurs fois dans ma carrière, j'ai pu aider les enfants à en parler quand ils étaient dans ce cas là. tu as bien fait.
Je pense bien à toi bien que je ne te connaisse que par ton blog et je te sens très courageuse, c'est très important.

--> La de Thalula, le lundi 08 octobre :

Moi aussi je suis d'accord avec toi Papou ;-) Les enfants "sentent" beaucoup de choses, ils sont au courant de bien des choses et de plus en plus tôt de nos jours. Et puis c'est souvent quand on est adulte qu'on se turlupine l'esprit... quand on est enfant, tout est plus simple, on accepte les choses plus facilement, peut-être parce-qu'on est encore naïfs...

--> La de Lidia, le mardi 30 octobre :

Comme je te comprends !! J'ai vécu exactement la même chose que toi ...

--> La de Corinne, le vendredi 02 novembre :

Je découvre ton blog, et ce message et j'avoue que je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est bien d'en avoir parlé à tes enfants et de ne pas en avoir fait un secret.
Je te souhaite beaucoup de courage, et je suis de tout coeur avec toi. Amitié.

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